YOSHIKI CLASSICAL à Paris

live report - 26.06.2014 07:00

Retour sur le concert classique de YOSHIKI à Paris.

Paris accueillait le 26 mai YOSHIKI et son sextet pour la première fois au Trianon. Un piano à queue sur fond d’écran géant trône sur la scène. Alors que l’orchestre s’installe et accorde ses violons, une partie du public déjà très motivée entonne des « We Are », « You Are » à la mode des concerts de X JAPAN.

Une musique ample et profonde envahit la salle, les chœurs de Miracle annoncent crescendo comme un avènement à la gloire de YOSHIKI. Cette montée en puissance christique, illustrée par 5 minutes de vidéo, grise la salle comme pour l’arrivée d’un artiste divin. S'ensuivent deux ballades au cours desquelles le pianiste prend ses marques avec l’orchestre et la salle. Alors que les cordes frappées du piano retentissent, les nuances du son du « Shigeru kawai » sont hélas gommées par une amplification sonore pensée pour un concert de rock. Cette remarque vaudra aussi pour les violons et violoncelles, et gâchera une partie de la qualité d’écoute, dommage.
Consolation, le projet Violet UK était là ce soir, le duo entre YOSHIKI et Katie Fitzgerald, une américaine en robe noire, nous envoûte rapidement le temps d’une chanson.

Très content de partager ce moment sur scène, YOSHIKI nous présente son orchestre, et nous indique de l’appeler YOSHIKI’s Sex-tet. Les six jolies jeunes femmes le composant rougissent un peu à cette première plaisanterie.

Retour à la grande musique, avec celle de la célébration de l’empereur du Japon. Le son a de la puissance et de l’ampleur, YOSHIKI se montre techniquement à la hauteur, cependant les transitions avec les violons sont hésitantes. Sans chef d’orchestre, c’est le piano puis le premier violon qui donnent ainsi le tempo et la marche générale.
La douceur du jeu est enrichie par une certaine liberté d’interprétation, ainsi le concert trouve son rythme. Hélas, la pause intervient.

Au retour de l'entracte, Amethist puis un extrait du Lac des cygnes installent un instant de sérénité profitable pour se replonger dans le concert. La chanson Hero, thème du film Saint Seiya: Legend of Sanctuary, est ensuite interprétée avec la chanteuse pour sa dernière apparition, dans des jeux de lumières réussis. Accompagné par le chant mélodieux de Katie Fitzgerald, YOSHIKI monte en puissance, la profondeur de la chanson est bien exprimée.

Vient ensuite le clin d’œil à notre pays, la France, avec L’hymne à l’amour, YOSHIKI tente de nous persuader qu’il s’est décidé à jouer cette chanson la veille au soir. Dans une version lente et majestueuse, les yeux rivés sur la partition, il la déchiffre littéralement, sans en donner une interprétation confortable, il séduira le public et fera pleuvoir sur lui les applaudissements et ovations !

Enfin, arrive un moment chargé d'émotion où YOSHIKI nous raconte avec une voix suave l’histoire de X JAPAN, nous confie qu’il vient de Chiba et qu'il a rencontré et connu Toshi à l'âge de 4 ans. Les longs sanglots de l’allusion à la mort de hide décrochent des pleurs aux fans. Dans cette mélancolie, c’est l’instant « émotions musicales » avec une vidéo et un jeu plein de tendresse. Les violons occupent l’espace et ce moment s’achève tranquillement.

Sans transition, de la musique électronique retentit dans la salle, YOSHIKI aux platines ? Non, YOSHIKI au synthétiseur avec des sonorités du plus bel effet sur un fond vidéo paradisiaque. Cette formation musicale a le don de nous envoûter malgré tout, le déluge de notes de piano finit de combler nos oreilles.

Des applaudissements mais surtout des cris et beuglements retentissent pour acclamer cette fin de spectacle ! YOSHIKI, visiblement gêné par tant de ferveur, annonce pour le 11 octobre un concert au Madison Square Garden et une tournée mondiale !

Enfin Endless rain débute, le public murmure puis fredonne cet air familier. L’attaque des notes au piano est assez réussie, la boule à facettes est en route, dans une communion générale la salle chante. L’orchestre, qui s’est arrêté de jouer, exprime un regard amusé alors qu’un drapeau français surmonté de l’écriture "YOSHIKI Classical music" est déployé.

Le spectacle était au rendez-vous pour le culte de la personne voué à YOSHIKI et celui de la mémoire voué à X JAPAN. Les amateurs de musique non abonnés aux communions émotionnelles auront sans doute trouvé leur compte par la synthèse du son et de l’image. Hélas, cela au prix d’un sacrifice sonore contredisant la promotion prestigieuse du dernier album YOSHIKI Classical.


Setlist :

Miracle
Forever Love
Golden Globe Theme
Rosa
Anniversary
-Entracte-
Amethyst
Improve into Swan Lake (Tchaikovsky)
Hero
I.V.
L’hymne à l'amour
Without you
Kurenai
Violin Transition
Art of Life
Endless Rain
Say Anything


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