DIR EN GREY s’empare du Budokan avec "DUM SPIRO SPERO"

live report - 15.11.2014 08:00

C'est avec une sélection variée de chansons et de nouvelles réjouissantes que DIR EN GREY achève son second jour de DUM SPIRO SPERO dans un Budokan complet.

Deux jours durant, DIR EN GREY a régné en maître sur le légendaire Budokan. Alors que nous n’en sommes même pas à la moitié, 2014 est déjà une année productive pour le groupe qui a sorti le single Sustain the Untruth en janvier, terminé une tournée exclusive pour le fan-club "A knot", et qui se dirige vers l’Australie pour le Soundwave FestivalDUM SPIRO SPERO, d’après l’album sorti en 2011.

Des milliers de personnes pénètrent lentement dans le bâtiment et prennent place avec, en fond musical, des chansons de DIR EN GREY version xylophone. La scène est éclairée par des halos bleus puis par des flashs de lumière supplémentaires lorsque les premières notes de la chanson Kyôkotsu no Nari se font entendre. Les mots DUM SPIRO SPERO commencent à apparaître sur l’écran. Les membres arrivent et se préparent. Shinya bat le rythme de et les fans répliquent aussitôt en frappant dans leurs mains au rythme imposé par la batterie. Die alterne entre trois différentes guitares pendant la chanson, deux électriques et une acoustique, afin de jouer chacune de ses parties à la perfection. Il s’agit une chanson complexe, comprenant de nombreux éléments, la version 2013 ayant encore été enrichie. Elle exige donc une bonne dose de concentration, mais le résultat final est un chef-d’œuvre.

Le public chante en cœur pour Hageshisa to Kono Mune no Naka de Karamitsuita Shakunetsu no Yami, et lorsque des milliers de voix résonnent à l’unisson, l’effet est spectaculaire. Kyô monte sur son piédestal, chante en grunt puis abandonne le micro et impressionne la foule en criant les paroles suffisamment fort pour que tout le monde puisse les entendre.

Le Budokan est un grand bâtiment, suffisamment spacieux pour accueillir de nombreux effets spéciaux, et DIR EN GREY l’exploite au maximum. Des jets de flammes sont mis en marche pendant , offrant un spectacle époustouflant. Les vidéos font également preuve de diversité, passant d'images colorées aux parcs d’attractions ternes et désertiques puis aux membres du groupe en train de jouer. De superbes motifs sont projetés sur le public et sur le plafond. Ils attirent un instant l’attention de l'audience, l’obligeant à balayer du regard le stade avant de porter à nouveau toute son attention sur la scène.

Pendant quelques instants, Toshiya tient le premier rôle avec Bottom of the Death Valley. Il gratte sa basse et joue une mélodie sans rapport avec la chanson avant de donner le coup d’envoi avec les premières notes du morceau. Sans attendre, les autres membres se joignent à lui. À l’origine, la chanson provient de Kisou, mais le groupe en a fait une reprise pour le mini-album THE UNRAVELING. Même chose pour Kasumi, précédée de Sajou no Uta, issue du même album. C’est un des titres les plus surprenants de la setlist. Die déborde d’énergie dès le début et joue d’une manière enflammée en faisant du headbang pendant le refrain. La foule en extase est ravie du choix du morceau.

Kyô lance un cri intérieur entre les chansons et parvient à créer sur-le-champ une ambiance menaçante. Le chanteur est encerclé de lumière rouge et de fumée qui, par moments, le recouvre totalement. Les cris, grognements et autres sons qu’il produit résonnent dans la salle. Il se déplace lentement mais avec grâce sur la plate-forme avant de se mettre à genoux et de s’allonger, tout en continuant de produire des sons gutturaux. Le cri intérieur se mêle à la version symphonique de THE BLOSSOMING BEELZEBUB, le chanteur se tord pour se placer dans une autre position et continue de chanter de toute sa force.

Alors que les musiciens jouent Unraveling, le clip de la chanson est diffusé en arrière-plan. La vidéo n'ayant été divulguée qu'en partie, la foule pousse plusieurs acclamations au fur et à mesure que de nouveaux éléments se dévoilent. Les membres jouent avec passion, venant sur le devant de la scène pour provoquer le public. Après DIABOLOS, ils se retirent en coulisse pendant un petit moment et se préparent pour l’encore.

La batterie met en place un rythme distinct et la foule ne tarde pas à comprendre que DIR EN GREY vient de commencer umbrella. Les fans lèvent aussitôt leurs mains en l’air et crient "Hey!" en rythme avec la musique entraînante. Kyô hurle "Budokan !" et l'audience l’acclame. Elle saute et chante en rythme sur un tempo rapide, et ce, de plus en plus fort sous les encouragements de Kyô. La chanson est suivie de Rasetsukoku, sur laquelle Kaoru commence à headbanger, immédiatement suivi par le public. Un morceau rythmé, des guitares fortes et distordues, tout ce qu’il faut pour que la foule se déchaîne.

"Last song !" crie Kyô. Le groupe interprète la dernière chanson de son répertoire, Sustain the Untruth. Le public est capable de chanter quasiment tout le refrain et Kyô le laisse faire. La partie chant est impressionnante, passant des notes aiguës aux graves avec aisance. Même s’il raccourcit certains des longs cris de la prestation, l'audience reste ébahie par sa voix. Il la déforme et la distord, grogne et exploite chaque aspect de ses capacités vocales au maximum.

Même après avoir quitté la scène, DIR EN GREY continue à surprendre l'auditoire en annonçant la sortie de son nouvel album pour novembre, en plus du DVD de ses concerts au Budokan. La foule est comblée, mais ce n’est toujours pas fini. La formation annonce également qu’elle effectuera une autre tournée pendant l’été, apparemment dédiée à l'album GAUZE, sorti en 1999. Peu après, le groupe revient sur scène, les membres saisissent leur instruments et entament la dernière chanson du spectacle : Saku. C’est un titre bien connu de tous et idéal pour finir en beauté.

Le concert était équilibré au niveau de la setlist, qui incluait quelques morceaux rarement joués de nos jours. Les musiciens terminent leur second jour de DUM SPIRO SPERO avec une performance stupéfiante et des nouvelles prometteuses.
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