Interview avec girugamesh

interview - 03.03.2016 06:00

Peu après la sortie de son dernier album chimera, au Japon et en Europe, girugamesh a pris le temps de répondre aux questions de JaME au sujet de ce dernier opus et de bien plus encore.

Le 16 janvier 2016, le groupe de rock girugamesh sortait son mini-album chimera au Japon et en Europe. Dans le même temps, la formation annonçait une nouvelle tournée européenne pour le mois de mai. JaME a eu la chance de poser quelques questions à girugamesh au sujet de chimera, de ses derniers concerts en Europe, et de ses futurs projets.


Bien que ce ne soit pas votre première interview avec JaME, pourriez-vous vous présenter une nouvelle fois à nos lecteurs, avec peut-être une anecdote amusante à votre sujet cette fois-ci ?

Satoshi : Je suis Satoshi, au chant. J’ai failli mourir d’une fièvre de 40 degrés il y a quelques jours.
Nii : Je suis Nii, guitariste. Je veux vous voir bientôt les gars.
ShuU : Je suis ShuU, le bassiste. J’ai eu un accident de la route dernièrement.
Яyo : Je suis Яyo, je peux parler anglais dans une certaine mesure désormais.


Vous avez sorti votre mini-album chimera le 20 janvier. Quel genre de message souhaitez-vous transmettre à vos fans à travers cet opus ?

Satoshi : Colère, tristesse, complexe d’infériorité et désespoir.


Qu’est-ce qui vous a inspiré pour composer cet album ?

Яyo : La colère et un complexe d’infériorité.


La preview de chimera rappelle la musique de vos débuts, plus puissante, que certains fans regrettent. Est-ce que cet opus va faire revivre l’image de « l’ancien girugamesh » ?

ShuU : Et bien, nous n’y avons pas vraiment fait attention. Mais nous sommes sûrs que cet album pourrait donner de nouvelles fondations à girugamesh.


Quelle chanson de chimera préférez-vous ? Pourquoi ?

Nii : La 6, END. Pour la première fois depuis longtemps, je me suis vraiment amusé à faire cette chanson sombre et puissante.


Sur chimera, on retrouve le titre bonus Big Bear Remix de gravitation. Que pouvez-vous nous dire au sujet de cette piste spéciale ?

Яyo : C’est le travail de notre programmeur. Nous n’avions jamais fait de remix EDM avant, donc nous voulions essayer.


Votre nouvel album sort aussi en Europe. Que ressentez-vous à cette idée et que représentent vos fans européens pour vous ?

ShuU : Nous en sommes vraiment contents. On espère que les fans aimeront le CD physique aussi. Ils peuvent profiter de la jaquette. Nous sommes venus en Europe à de nombreuses reprises donc c’est un continent très important pour nous. Un peu comme notre pays natal.


Parmi tous vos opus, quel est celui que vous appréciez le plus et lequel a été le plus dur à réaliser ?

Яyo : Je dirai Monster. Cette chanson a été notre premier travail après notre pause. A chaque fois que je l’écoute, je me souviens de ces jours. C’est notre meilleure réussite.


girugamesh est actif depuis plus de dix ans. Comment pensez-vous que le groupe ait murit musicalement à travers votre carrière ?

Nii : Eh bien, nous avons pu développer notre technique musicale. Et notre regard sur la musique a évolué aussi.


Quelle est la plus grande réussite de votre carrière selon vous ?

Satoshi : Le sentiment de gratitude envers nos fans. Nous pouvons continuer à jouer de la musique parce qu’il y a des gens qui ont besoin de notre musique. Nous leur sommes vraiment reconnaissants de nous avoir permis d’en vivre.


Vous avez été plutôt actifs en 2015 au travers de concerts avec d’autres artistes, lors de festivals ou même à l’étranger. Que retenez-vous de 2015 ?

Satoshi : Grâce à nos performances aux côtés d’autres groupes, nous avons engrangé beaucoup d’énergie en 2015.


Pourriez-vous partager avec nous votre souvenir le plus cher lors de vos performances à l’étranger ?

Nii : Mon souvenir le plus cher est de voir nos fans sourire et profiter de nos shows.


Vous vous êtes produits au Mexique et en Asie l’année dernière. Prévoyez-vous de visiter plus de pays cette année ?

Nii : Malheureusement, rien n’est prévu pour l’instant, même si on aimerait vraiment.


Quel pays vous a laissé la plus forte impression et pourquoi ?

Nii : Le Mexique, parce que les acclamations des fans sont incroyables.


Certains groupes n’apprécient pas vraiment d’être loin du Japon. Comment vous sentez-vous lorsque vous voyagez ? Qu’est-ce qui est le plus compliqué et qu’appréciez-vous le plus lors de vos excursions à l’étranger ?

ShuU : Il est vrai que nous avons rencontré des difficultés lors de notre première tournée européenne du fait de notre inexpérience. Cependant, nous en avons quand même profité, et avons seulement ressenti la joie de nous produire dans des pays où nous n’avions jamais mis les pieds. Alors ce n’était pas si mal. Bien sûr, nous nous sentons parfois stressés parce que nous vivons tous les quatre ensemble tous les jours, mais ça apporte également un sentiment d’unité.


Qu’aimeriez-vous accomplir cette année ?

Яyo : Répondre aux interviews en anglais, sans l’aide d’un traducteur.


Vous allez vous produire avec MUCC et AKi au MAVERICK DC presents DOUBLE HEADLINE TOUR 2016 「M.A.D」. Que ressentez-vous à ce sujet ?

Satoshi : Nous allons bousculer nos sempai sans ménagement !


Vous avez collaboré avec des producteurs tels que TAKUYA. Cependant, vous n’avez jamais invité d’autres artistes à travailler sur vos chansons. Y a-t-il quelqu’un en particulier avec qui vous aimeriez collaborer ?

Яyo : J’aimerais travailler avec le guitariste Misha de mon groupe préféré Periphery.


Quels sont vos projets à moyen et long terme ?

ShuU : On sera bientôt de retour en Europe, alors attendez-nous s’il vous plait. Nous espérons pouvoir donner beaucoup de concerts à travers le monde, exactement comme au Japon.


Si vous deviez décrire girugamesh avec un seul mot, lequel serait-ce ?

ShuU : « Chimera », parce qu’une chimère est une chimère. Pas une chèvre, un lion ou en serpent, mais une chimère. Tout comme nous. Nous ne sommes pas rock, metal ou pop, mais girugamesh est girugamesh.


Au-delà de vos activités de musiciens, avez-vous d’autres talents artistiques que vous aimeriez développer ou essayer comme le dessin, le doublage ou le design ?

Яyo : J’aimerais former un groupe sur internet. Et j’aimerais aussi enseigner l’ingénierie du son.


Pour finir, pourriez-vous laisser un message aux lecteurs de JaME ?

Satoshi : girugamesh va continuer à travailler d’arrache-pied à l’étranger cette année, alors continuez à nous soutenir s’il vous plait !





JaME souhaite remercier girugamesh et Gan-Shin Records pour cette interview.
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