CROSSFAITH au Trabendo

live report - 15.04.2016 13:01

Retour sur la performance explosive de CROSSFAITH au Trabendo.

Un an et demi après sa dernière prestation, l’un des groupes les plus explosifs de la scène métal japonaise revient pour mettre le feu au Trabendo à Paris. Avec dans sa besace un nouvel album, XENO, le quintet compte bien faire trembler les murs de plusieurs salles de concert en Europe pour son XENO TOUR (ça se tient). On se muscle les mollets, on s’échauffe la voix et on se met des boules quies pour ceux qui ont les tympans fragiles, ce soir 14 mars 2016 c’est CROSSFAITH.

Mais avant de le voir fouler les planches du Trabendo, ce sont les anglais de THE ONE HUNDRED qui viennent lancer la soirée avec leur métal teinté de hip hop et d’électro. Pour leur première venue à Paris, ils nous offrent une dizaine de morceaux rappelant furieusement RAGE AGAINST THE MACHINE et LIMP BIZKIT qui semblent ravir le public venu ce soir-là. Alors que leur tour s’achève, la tension baisse au cours de la balance avec CROSSFAITH. En effet il faut attendre une bonne vingtaine de minutes avant que les natifs d’Osaka ne débarquent. Ce qui nous laisse néanmoins le temps d’apprécier la beauté de la grosse caisse du batteur… Mais un compte-à-rebours finit par égrener les minutes avant que ne débute le récital (musclé) de CROSSFAITH.

C'est avec des lumières bleutées et les beats de SYSTEM X que le quintette fait son entrée sur scène. Le claviériste Terufumi arrive le premier, suivi par le batteur Tatsuya. Kazuki à la guitare et Hiroki à la basse débarquent en même temps, prenant le temps de poser quelques instants alors qu’un guttural « What’s up Paris ?! » annonce l’arrivée toute en finesse du frontman Kenta. Et d’entrée ça envoie du bois avec la tonitruante XENO, première piste du nouvel album éponyme. L'énergie des musiciens est instantanément communicative car dans la fosse, le public headbangue et saute allègrement dans tous les sens alors que débute l’un des nombreux mosh pit de la soirée.

Kenta nous offre une prestation de haute volée. En effet, à aucun moment ses screams ne perdent en puissance alors que les morceaux aux rythmes endiablés se succèdent sans temps morts. A noter aussi que le chanteur est à l’aise sur les chants clairs, plus présents, il est vrai, sur le nouvel album que sur les opus précédents. Tout naturellement, le public ne se fait pas prier pour l’accompagner sur RAISE YOUR VOICE, morceau se prêtant évidemment à un déchaînement des cordes vocales. Au cours d’une pause pour que la formation reprenne son souffle, Kenta en profite pour partager avec la foule son bonheur de jouer à nouveau en France. L’ovation qu'il reçoit en réponse laisse supposer que le public est aussi heureux de retrouver CROSSFAITH.

Les nouveaux morceaux sont particulièrement bien mis en valeurs comme DEVIL’S PARTY et DYSTOPIA qui passent haut la main l’épreuve du live et permettent de constater l’efficacité de Tatsuya, qui livre une belle illustration de sa maestria à la batterie. Le bassiste et le guitariste, pour leur part, s’appliquent sur leur prestation mais ne perdent pas l’occasion d’arpenter la scène et de s’amuser avec les spectateurs.

Terufumi n’est pas en reste car, non content d’assurer le job au clavier et de faire les chœurs sur certains morceaux (ainsi que de s’accorder au passage quelques rasades de whisky entre deux titres et même pendant tant qu’à faire), il accompagne Kenta sur WILDFIRE sur lequel sa voix grave remplace fort honnêtement celle de Benji Webbe. Et quel plaisir d’entendre ce morceau, le plus électro de l’album, insufflant encore plus d’énergie à un public avide de bon gros beats électro.

L’opportunité nous est aussi donnée de réentendre quelques titres plus anciens tirés d’APOCALYZE parmi lesquels HOUNDS OF THE APOCALYPSE ou encore ECLIPSE. L’occasion pour Kenta de lancer un wall of death assez impressionnant compte-tenu de l’étroitesse de la salle. Dans un registre plus calme, SCARLETT est aussi repris et vient quelque peu faire retomber la tension.

Quelques titres bien sentis plus tard, les membres de CROSSFAITH nous disent au revoir avant de revenir pour en finir quelques instants plus tard. Tatsuya est de retour le premier pour un solo de batterie où, après avoir martelé ses fûts pendant une bonne heure, il nous montre qu'il lui reste de l’énergie à revendre. Terufumi revient ensuite pour balancer un bon set d’électro, avant que n’arrive le reste du groupe. En entendant « It’s a fucking omen ! », le public hurle de joie à l’idée d’entendre la superbe reprise de l’excellent Omen des mythiques THE PRODIGY. Et franchement, venir uniquement pour écouter cette chanson vaut le coup. Le groupe est au summum de son énergie, la fosse est en ébullition, le concert est à son apogée avant de se terminer sur un morceau de bravoure avec PHOTOSPHERE. La formation conclut ainsi sur une de ses meilleures pistes une soirée placée sous le signe de l’énergie.

C’est donc une prestation survitaminée que nous a offert CROSSFAITH pour cette soirée. En effet, du début à la fin, le groupe nous tient en haleine grâce à un mix de ses nouvelles chansons et de ses anciennes. On a le droit à un show explosif aussi bien sur scène que dans le public, stimulé par les nombreux « Psychopaths ! » lancés par un Kenta en grande forme. Les autres membres partagent aussi leur énergie illimitée avec les fans venus savourer ce déchaînement de métal issu tout droit du Japon. Il ne reste plus qu’à souhaiter à CROSSFAITH que son savant mélange de métal et d’électro résonne bientôt à nouveau dans une salle près de chez nous.


Set list
System
Xeno
Raise
Ghost
Eclipse (SE)
Eclipse
- MC -
Wildfire
Paint It Black
Photosphere
Scarlet
- MC -
Devil
Hell

Rappel :
DJ / Drum
Omen
Monolith
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