PLASTICZOOMS au Buzz

live report - 18.07.2016 07:00

Retour sur le premier concert parisien de PLASTICZOOMS.

Découvert pour certains lors de la tournée européenne du groupe pop color-code, PLASTICZOOMS s'est produit en concert pour la première fois en France dans la salle intimiste du Buzz. Créé en 2006, PLASTICZOOMS mélange des sons à la fois rock et punk, le tout assaisonné de rythme new wave. Le groupe a donc de très bons arguments pour plaire et conquérir le public français.

Des petits soucis techniques retardent le début du concert. Très accessibles, les trois musiciens se baladent dans la petite salle du Buzz. Il est plus de 22h quand le spectacle débute. Mais comme le dicton le dit, plus long c'est plus c'est bon. Reste à savoir si cela se vérifie.

L'introduction commence sous les notes intenses de la guitare de Tom Takanashi. Charismatique, le chanteur Sho Akasawa entonne les premières paroles de Bug. Il saute en rythme avec la musique et encourage le public à en faire autant. Le seul bémol à l'enthousiasme de la danse est que le plafond de la salle ne permet pas à Sho de bouger comme il le souhaite. Mais qu'à cela ne tienne, cela n'empêche pas le chanteur de créer une ambiance assez sensuelle, que complète sa voix profonde et le jeu de basse de Jun Yokoe. Ce dernier frappe ainsi ses cordes d'un air concentré et accessoirement les cheveux dans les yeux.

A mesure que les chansons s'enchaînent, PLASTICZOOMS impose son style. A la fois sombre, sensuel et parfois violent, la salle vibre, tressaute et bouge. Les spectateurs agitent les poings en l'air, entraînés par Sho et les autres membres du groupe. Chaleureux, ce dernier ne manque pas de remercier les fans venus et restés spécialement pour la formation. La setlist équilibrée alterne parfaitement morceaux rock, électro et sombres à des sons plus pop et même bioniques.

Rubber, aux accents rock plus accrocheurs, donne une certaine fantaisie au concert. Le solo de basse se cale parfaitement avec les beats endiablés de la batterie. Tout le monde se déchaîne. To Cut a long story short vient ensuite contrebalancer les tonalités plus violentes de Crack. La rythmique électro très agréable nous emporte sur les dancefloors de l'âge d'or de la new wave des années 70-80. On notera aussi l'omniprésence sonore de la basse et les solos incroyables de Jun. Il est presque dommage que la basse prenne le pas sur les riffs de la guitare du très talentueux Tom.

Entre chaque chanson, Sho prend toujours soin de remercier le public, allant jusqu'à se mêler à la foule pour danser avec elle. Succédant à Witch, plus aérien et entrainant, Love transporte la salle. Tom, les lunettes vissées sur le nez, joue concentré et imperturbable. Sho entame ensuite Raven et continue de danser et de jouer avec le plafond pour le plus grand bonheur des spectateurs. Mais trop d’intensité tue l’intensité, Masked vient donc adoucir et tranquilliser l’ambiance électrique. Plus pop rock, ce petit moment de douceur rapproche de la fin du concert. Les musiciens sortent de scène, mais reviennent pour un rappel sous les applaudissements de la salle. Les premières notes électro de Shutter commencent. Ambiance dancefloor garantie ! Tout le monde frappe dans ses mains crie, alors que les cordes du bassiste sonnent plus puissantes que jamais et que le batteur se défoule sur ses percussions.

Après une dernière chanson très énergique, le concert touche à sa fin. PLASTICZOOMS a su conquérir son public par les sons rock, rageurs, puissants et accrocheurs. Il manquait cependant un peu de communication entre les membres du groupe pour atteindre la perfection.


Set List :
1. B U G
2. RUBBERS
3. CRACK
4. TO CUT A LONG STORY SHORT
5. WITCH
6. LOVE
7. SYNESTHESIA
8. THE SONNETS
9. SAVAGE
10. RAVEN
11. SAKURA
12. M A S K E D
13. TIME IN THE CELLAR
14. K M K Z
15. VEILED EYES

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