Interview avec vistlip

interview - 24.12.2017 06:00

Plongez dans les souvenirs de vistlip !

Le groupe de visual kei vistlip celèbre son dixième anniversaire cette année. Les cinq musiciens profitent d'une interview avec JaME pour se remémorer les événements marquants de leur carrière, discuter de leurs prochaines sorties et affirmer leur souhait de renforcer les liens avec leurs fans étrangers.

vistlip fête ses dix ans cette année. Comment avez-vous évolué en tant que musiciens au fil des ans ?

Umi : Un exemple de ce qui a changé sont nos arrangements. Quand je regarde à nouveau certaines vidéos je pense souvent "Oh, nous nous produisions comme cela avant" ou "Durant cette chanson, nous jouions ainsi". C'est dans ces moments-là que je ressens notre évolution. En outre, bien que les sujets d'inspiration de Tomo n'ont pas beaucoup changé, il réfléchit maintenant beaucoup plus à la façon de s'exprimer et de transmettre ses émotions. Les chansons dans lesquelles il aborde des thèmes profonds, comme ses propres croyances et idées, sonnent d'une manière totalement différente. J'ai des frissons quand nous nous produisons sur scène.

Pouvez-vous partager avec nous le moment le plus amusant ou l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécu ?

Tomo : Le Visual Japan Summit était très amusant. C'était un accomplissement important pour nous. Il n'a pas seulement été question de jouer avec les autres groupes, mais aussi de renforcer notre mental.

Rui : Notre première tournée a été très importante pour moi ; c'était très amusant et j'étais heureux.

Yuh : Maintenant que j'y pense, cela a été très amusant de pouvoir aller à Taiwan, en France et en Finlande. J'étais un peu inquiet avant notre départ, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à le faire. Comme c'est une occasion rare, nous aimerions bien avoir un itinéraire qui nous laisse du temps pour découvrir et visiter un peu avant et après les concerts.

Tohya : Une expérience très précieuse à mes yeux est d'avoir été en mesure d'aller dans toutes les préféctures du Japon. Si je n'avais pas été dans ce groupe, je n'aurais jamais eu l'occasion de le faire. Aussi, rencontrer des gens et profiter de l'ambiance de tous ces lieux a été une expérience enrichissante pour moi.

Umi : Nous sommes actuellement en tournée. Durant celle-ci, nous essayons de recréer des concerts que nous avons donnés en ces différents lieux au cours de ces dix dernières années. Nous en sommes à la moitié, et je trouve que beaucoup de choses ont changé. Repenser à toutes ces années est très amusant.

Y a-t-il déjà eu des moments durant ces dix dernières années où vous avez eu envie de tout abandonner ? Si oui, quelle était la raison de ce découragement ? Comment avez-vous réussi à dépasser ces pensées négatives ?

Rui : Quand nous sommes allés à l'étranger pour la première fois, nous sommes allés en France et j'ai perdu ma basse. Nous étions sur le point de faire un concert à Tokyo, j'attendais à l'aéroport de Narita, mais ma basse n'arrivait pas. Je crois qu'elle avait été envoyée à New York ou quelque part ailleurs. Au final, j'ai pu la récupérer en parfait état, mais ces deux jours ont été très pénibles.

Yuh : Quand tu as un emploi du temps particulièrement chargé, sur une tournée par exemple, ou quand tu as deux concerts sur deux jours consécutifs et un autre in-store event juste après, c'est difficile, mais une fois que c'est passé tu te dis que ce n'était pas grand-chose.

Tohya : Quand nous avons fondé vistlip, je n'arrivais pas à trouver ma place au sein du groupe et je ne savais pas quel comportement adopter. La formation évolue, mais cette période pendant laquelle je n'arrivais pas à suivre a été difficile.

Comment avez-vous surmonté ce décalage entre le groupe et vous ?

Tohya : Tout en essayant de le combler, je me suis mis à réfléchir à ce qui serait le mieux à faire. Quand les autres ont petit à petit commencé à me porter de l'estime, et que j'ai commencé à l'accepter, je me suis plus écouté et j'ai commencé à changer.

Etait-ce à cause de vos compétences ou psychologique ?

Tohya : Psychologique. Par exemple, je n'avais pas du tout confiance en moi, même quand j'essayais d'écrire une chanson. Mais les autres me disaient sans cesse que c'était bien et ceux qui écoutaient le pensaient aussi, donc j'ai progressivement gagné en assurance.

Umi : Rien en particulier.

Tomo : Lors de notre prochaine prestation à Osaka nous allons recréer notre concert CHRONUS. A la fin des répétitions, nous avons discuté et nous sommes remémorés qu'après notre single, Recipe, le nombre de nos sorties et notre charge de travail avaient considérablement augmenté. C'était très fatiguant. Chaque jour, j'avais l'impression que composer et enregistrer ne finiraient jamais. Parfois c'était si dur que je pensais qu'il n'y aurait plus aucun sujet sur lequel écrire.

Que faites-vous quand vous n'arrivez pas à écrire ?

Tomo : Tout ce que je peux faire, c'est d'attendre que les émotions sourdent à nouveau. Il suffit d'une seule petite chose. Par exemple, quand quelqu'un me met en colère, je m'empare de ce sentiment et le couche sur le papier.

Avez-vous déjà écrit une chanson sur le manque d'inspiration ?

Tomo : J'ai peut-être déjà écrit sur ce sujet (rires). Je crois qu'il y a beaucoup de chansons qui abordent cette impossibilité de dire quoi que ce soit, et j'ai essayé de créer une vision sur laquelle m'appuyer pour écrire. C'est aussi la raison d'être du morceau LEVEL 1 du single Timer, qui est sorti en décembre. Si vous lisez les paroles, vous comprendrez qu'elles ont été créées à un moment où je me suis dit "Que devrais-je faire ? Il n'y a rien".

La première des trois sorties consécutives que vous avez annoncées est un single intitulé It. Quelle en est l'inspiration ?

Rui : A travers cette chanson, nous voulions exprimer nos sentiments en tant que groupe. Quand je compose un morceau, il y a, en général, beaucoup de synthétiseur ou de piano, mais j'ai laissé cette caractéristique de côté et je suis parti sur l'idée que je voulais faire un chanson qui reflète le groupe. C'est sans doute pour cela que ce titre est si rythmé et entrainant.



L'édition "lipper" d'It inclut le titre bonus Persona, composé par Tohya. Pouvez-vous nous parler de ce que vous a apporté cette expérience de composition ?

Tohya : La mélodie de cette chanson met en valeur l'éventail vocal complet de Tomo. Il semble que les fans partagent cet avis car certains nous ont dit "Merci d'avoir magnifié la beauté de Tomo !". La composition musicale est emprunte de notre style habituel, mais avec l'intention de ne pas trop reposer sur les synthétiseurs ni alourdir les nappes de guitares.

La deuxième des trois sorties consécutives que vous avez annoncées est un single nommé Timer. Qu'avez-vous souhaité exprimer à travers ce morceau ?

Yuh : Nous avons créé cette chanson avec l'idée de la jouer en concert. Nous avons donc beaucoup réfléchi au rythme du bridge. Cela a été notre point de départ, puis nous avons brodé le reste du morceau à partir de là. Nous avons composé un refrain, puis les autres parties. Bien que nous l'ayons développée assez rapidement, je ne peux pas dire que ce soit une chanson très chargée. Elle renferme beaucoup d'émotions et différents composants. Tohya l'a composée avec le son du groupe à l'esprit, mais si cela avait été moi, j'aurais d'abord placé les synthétiseurs avant de penser aux guitares.



La dernière des trois sorties consécutives que vous avez annoncées est un DVD contenant l'enregistrement de votre concert 10th Anniversary LIVE 'Guns of Liberty'. Quel est le concept de cette représentation ? Quels en sont vos meilleurs souvenirs ?

Rui : Ces dix années ont été pleines de surprises, mais ce qui m'a frappé c'est que nous n'étions pas vraiment dans l'esprit "Cela fait dix ans donc nous devons être super émus !". Bien sûr, nous voulions donner un bon concert, mais il a été plus normal que ce que nous avions pensé. Pour ma part, avant la représentation j'étais crispé en pensant "Dix ans, et alors ?", mais quand je suis monté sur scène et que j'ai commencé à jouer, je me suis dit "Wow, dix ans, c'est dingue !". Ce revirement dans mes sentiments s'est produit durant le spectacle et l'en a emprunt d'émotions.

Tomo : Nous avons joué une chanson que nous n'avions interprétée qu'une seule fois auparavant et la foule a explosé de joie à un point tel que je n'entendais plus le son dans mes oreillettes. (rires)

Umi : C'est pas plutôt parce que tu hurlais "Criez ! Criez !" que tu ne nous entendais pas ? (rires)

Tomo : Non, c'est parce qu'ils étaient super bruyants ! (rires) Nous n'avions jamais rien vécu de tel, donc j'étais heureux que nous soyons autant acclamés. Mais, comme Rui et les autres ont dit, je pense que c'est une bonne chose d'avoir considéré notre dixième anniversaire comme une petite étape de notre voyage. Nous n'avons pas encore atteint nos objectifs et je crois qu'il est bon d'être optimiste envers le futur qui s'annonce.

Vous avez récemment annoncé que vous allez renforcer la communication avec vos fans étrangers grâce à votre page Facebook et autres réseaux sociaux. Quel genre de contenus vos fans peuvent-ils espérer ?

Yuh : Nous n'avons pas encore donné de représentations à l'étranger pour la sortie de nos opus, nous n'avons donc encore jamais été dans cette situation. Nous nous montrons aux fans seulement pour les concerts ou lorsque nous rentrons à l'hôtel. Nous n'avons de contacts plus directs qu'avec nos fans japonais pour le moment, mais nous voulons intéragir beaucoup plus avec nos fans étrangers. Nous partageons également des vidéos filmées durant notre temps libre lorsque nous ne nous produisons pas sur scène, et nous voulons montrer cette partie plus brute de nos vies dans l'espoir de créer plus de contact avec nos fans.

Alors que vous avez célébré votre dixième anniversaire, quels sont vos espoirs et vos souhaits pour le groupe ?

Tomo : Je pense pouvoir parler au nom de tous quand je dis que la raison pour laquelle nous avons fondé vistlip est que nous ne voulions pas être contraints par le visual kei, nous voulions exprimer ce que nous pensions être de la bonne musique grâce à vistlip. Mais quand vous faites quelque chose pendant longtemps, il y a des limites à ce que vous pouvez faire. Quand nous avons décidé de l'essence de vistlip, nous nous y sommes tenus. Mais récemment, j'ai beaucoup repensé à nos intentions originelles. Dans nos récents travaux, notre motivation première de faire de "la musique de différents genres" est amplifiée par nos compétences scéniques. Nous voulons être un groupe fier d'être visual kei, mais dans le même temps nous ne voulons pas être restreints par ce style.

Avez-vous un message pour les lecteurs de JaME ?

Yuh : Quand nous étions à Taiwan, nous nous sommes égarés et des locaux sont venus à notre rencontre. Ils étudiaient le japonais et bien que nous ne sachions pas parler taiwanais, grâce à eux qui faisaient de leur mieux pour communiquer avec nous, ils ont pu nous montrer le chemin sans aucun problème. Ce genre de communication est très rafraichissant et je pense que ce serait génial si nous pouvions organiser une recontre avec les fans ou quelque chose comme cela.

Rui : Nous n'avons pas joué à l'étranger depuis un bon moment, donc vous n'avez pas eu l'occasion de beaucoup nous voir, mais avec notre dixième anniversaire, notre souhait d'aller à l'étranger s'est intensifié alors venez nous voir quand nous serons dans votre pays - c'est tout ce que je peux dire (rires). Nous n'avons pas beaucoup d'expérience encore, alors ne soyez pas trop durs avec nous !

Tomo : Cela fait longtemps que j'y pense, mais comme nous sommes des artistes japonais, c'est difficile de venir nous voir, non ? Je me demande si nous n'avons pas fait nos fans, qui n'ont eu de cesse de nous aimer depuis si longtemps, se sentir seuls. S'il y a de la demande pour vistlip, nous essayerons d'y répondre. Alors faites entendre vos voix, s'il vous plait. Si vous le faites, je pense que des portes s'ouvriront. Merci !

Umi : Nous ne sommes pas beaucoup allés à l'étranger et nos CD ne sont pas distribués en dehors du Japon. Je suis très reconnaissant aux fans qui nous connaissent et qui ont fait l'effort de faire notre connaissance. De notre côté, nous n'avons pas été en mesure de communiquer avec vous, mais à partir de maintenant nous voulons renforcer nos liens avec nos fans étrangers.

Tohya : Bien que nous n'ayons pas eu beaucoup l'occasion d'aller à l'étranger, après dix ans de carrière nous pouvons maintenant communiquer avec nos fans étrangers. Et plus nous avons de réponses, plus nous serons en mesure d'aller leur rendre visite. Certains d'entre vous ne connaissent que notre nom, d'autres connaissent seulement le visual kei, d'autres encore connaissent uniquement notre musique, mais nous voulons venir chez vous et partager un concert avec vous. Alors à vous qui lisez cette interview, si vous vous manifestez et dites "Je veux vraiment voir vistlip en concert !", cela sera plus facile pour nous de venir. vistlip a également beaucoup de chansons calmes dans son répertoire, mais si celles-ci vous plaisent aussi, cela nous rendra très heureux. Nous serions ravis si vous nous invitiez !

JaME souhaite remercier vistlip pour avoir rendu cette interview possible.

vistlip a récemment annoncé une tournée commune avec Kiryu, BugLug et R-Shitei, baptisée Quadruple Disruption and Fighting the Symmetry. Celle-ci débutera le 11 mars au Factory Hall de Sapporo, avant de se terminer le 30 mars au STUDIO COAST de Shin-Kiba à Tokyo. Pour plus d'informations, rendez-vous sur http://4byoushi.com/

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