JAPAN EXPO 2009 - Journée 4

live report - 25.07.2009 00:00

Tous les live reports des concerts du dimanche 5 juillet à Paris

Voici le compte-rendu qui vous permettra de replonger dans la dernière journée d'une Japan Expo qui aura mis à l'épreuve les corps et les esprits. Et pas de tour de chauffe puisque c'est le groupe de neo metal, Suns Owl, qui ouvre le bal !


Suns Owl

JUMP! JUMP! JUMP! Ce doux hymne pourrait très bien résonner des heures durant lors d'un concert de Suns Owl et cette nouvelle date à la Japan Expo ne déroge pas à la règle, après un showcase plutôt bancal (à cause du public, non pas du groupe), le quatuor tente de conquérir un public qui n'est pas forcément habitué à ce "genre de musique", violente, énergique et surtout apocalyptique. Le dernier album du groupe, Over Drive, est encore à l'honneur lors de ce concert, la set list est presque identique à celle jouée à l'occasion du showcase du groupe à la FNAC, mais cette fois la salle est beaucoup plus grande et le public semble bien plus réceptif que quelques jours auparavant. Chaque membre crache nerveusement ses mélodies puissantes et destructrices, ici, ce n'est plus un concert plein de guimauves qui se joue, mais un véritable show hardcore bien couillu, avec des poils et des tatouages partout.

Forcément, ça ne plaît à tout le monde et c'est bien dommage, les pogos se font rares et le public met assez longtemps avant de prendre vraiment goût au spectacle qui lui est offert. Mais l'excitation du groupe est tout de même palpable dès Matrix Addict, le premier morceau joué, MZM, plus que surexcité ne reste plus en place et hurle avec force toutes ses tripes pour nous faire comprendre qu'il faut prendre part à la folie ambiante qui règne dans le live house. La recette de Suns Owl est plutôt simple : quelques riffs bien placés de la part de Sab, une basse lourde jusqu'à l'écœurement maltraitée par No-Re, une batterie excessive et puissante conduite d'une main de maître par GO, des hurlements secs à qui mieux mieux, le tout saupoudré d'une grosse couche d'énergie dévastatrice proche de celle du hardcore, que le groupe dégage sans complexe et voilà que le public se met à remuer son popotin plus ou moins en rythme pour essayer d'effleurer du bout des doigts la boule d'énergie qui s'agite devant lui.

Certainement l'un des concerts les plus musclés de la Japan Expo cette année et très certainement l'un des plus excités et excitants que l'on ait vu cette année en matière de métal nippon (en même temps, ce n'est pas bien dur, il n'y a presque rien eu). Le son du groupe n'est plus à présenter et malgré quelques faiblesses (les passages électro de plus en plus présent pèsent vraiment sur la cohérence des titres, une mauvaise maîtrise de ses éléments font que l'on ne peut pas vraiment y prendre goût.) Cette fois-ci, le pari est gagné, le public est conquis et hurle pour que le groupe en remette une couche dès la fin du concert, mais malheureusement, aucun rappel n'est prévu et c'est bien dommage. Que les gens se rassurent, on a pas encore terminé d'entendre parler de Suns Owl !


Aoi

3000 personnes sont présentes pour accueillir le retour d’Aoi à la Japan Expo. Mais cette fois, il est sur scène non pas avec ses musiciens habituels, mais avec Masahiro MUTA à la batterie (ex SADS), YUKI à la guitare (DUSTAR-3, ex. Λucifer), Michitaro à la basse (un des membres du tour d’Ayaka et Do As Infinity) et enfin Kazuma ENDO à la deuxième guitare (ex Siam Shade).

Il commence avec MASQUERADE, chanson titre de son dernier single, où il porte sa voix aux aigus comme aux graves avec justesse et calme, comme l’est cette chanson. SYNDROME est beaucoup plus énergique que la première et le groupe entier se défoule avant d’enchaîner avec Frontier. On nous offre ici une version beaucoup plus rock que l’originale avec les guitares de YUKI et Kazuma ENDO qui donnent une dimension complètement différente à la chanson. Cette improvisation est la bienvenue et témoigne d’une maîtrise de l’ensemble musical. C’est sur la chanson Absolution que le public commence à réagir aux efforts des musiciens. Notons qu’ici la basse de Michitaro et la batterie de Masahiro MUTA forment un duo efficace pour maintenir le rythme de la chanson. Aoi s’adresse alors en français au public et annonce la chanson suivante Vision. Comme son nom l’indique, cette chanson est l’occasion pour Aoi de se surexposer aux yeux de tous, mettant plus en avant une apparence déjà vue et négligeant ainsi un chant de qualité, ce qui est dommage compte tenu de ses capacités vocales. S’ensuit alors EDEN, ce passage sera marqué par le solo de YUKI. Solo relativement court mais plus marqué que dans l’album. Après avoir présenté les musiciens, qui ont apparemment pris beaucoup de plaisir, le concert se termine sur LUMIERE, jouée avec la même énergie.

Enfin, grâce aux musiciens présents, nous avons eu droit à un concert plus rock que lors de la précédente Japan Expo, avec Aoi qui semblait beaucoup plus à l’aise sur scène. Dans ce concert musicalement bon, Aoi nous a offert une prestation correcte, essayant toujours d’être proche de son public en s’adressant en français tout le long du concert. Nous attendons donc avec intérêt le prochain concert d’Aoi le 1er août à La Loco.

Setlist Aoi:
MASQUERADE
SYNDROME
Frontier
Absolution
--MC--
Vision
EDEN
--MC--
LUMIERE


Asuka

Le groupe qui devait être le plus impressionnant de la Japan Expo. Avec ses instruments et son style à mille lieux des autres artistes du festival, Asuka était attendu de pied ferme par nombre de monde... Et aura au final déçu. Le quatuor se sert des bases des instruments à savoir shō, ryūteki, hichiriki pour en faire une mixture simplement banale... Non pas que cela soit mauvais, mais Asuka en live est fortement répétitif, et la prestation sans faute des membres ne parvient pas à éviter l'ennui... Et ce n'est pas une reprise de YMO, le groupe de Ryuichi Sakamoto qui sauvera les meubles. Une bien belle déception, à la hauteur de l'attente suscitée.


Kanon Wakeshima

C’est devant 6500 personnes que Kanon Wakeshima fait son entrée sur scène avec la même mise en scène que pour le Showcase de la veille au défilé Laforêt Harajuku, et commence également par le même morceau, Still Doll, premier générique de fin dans l’anime Vampire Knight. Elle se présente en français, comme elle a désormais l’habitude de faire, commence alors une introduction au violoncelle : c’est le deuxième générique de fin de Vampire Knight, Suna no Oshiro. Chanson à l’ambiance assez sombre avec les chuchotements de Kanon Wakeshima mais avec des refrains qui illuminent celle-ci. Avec la chanson Kuroi torikago, nous replongeons dans une ambiance assez sombre avec une musique et un chant de style assez saccadé avec l’utilisation du violoncelle qui ne fait qu’accentuer cette impression. Dès les premières notes de violoncelle, on reconnaît la chanson Shinku no Fatalism. Cette chanson remplie de solos de violoncelle, mélangée à une musique très rythmée et à la voix très juste de Kanon Wakeshima sur scène, ne peut pas laisser le public indifférent. Elle s’adresse de nouveau au public en français avant d’enchaîner avec L'espoir ~Mahou no Akai Ito~, où nous replongeons dans le mélange de paroles japonaises et françaises, au refrain assez entraînant. Une sonnerie de téléphone retentit sur scène, Kanon Wakeshima se demande alors quel téléphone sonne, elle cherche en adressant au public des « C’est à vous ? » (en français) puis elle fait mine de décrocher et se met alors des oreilles de chat. Cette chanson est la plus originale de l’album Shinshoku dolce avec l’utilisation de plusieurs sons comme des bruits d’oiseaux, de chat et d’eau. Puis à la chanson suivante skip turn step♪, Kanon Wakeshima sort son parapluie rouge et commence à danser tout en chantant. La musique de Sweet dreams se lance et annonce alors la sortie de Kanon Wakeshima qui salue en faisant une révérence et en disant « à bientôt ».

La prestation de Kanon Wakeshima, toujours aussi souriante et proche de son public, était vraiment très réussie avec une setlist reprenant les meilleures chansons de son album, une mise en scène à la hauteur et des jeux de lumière qui donnaient une très bonne ambiance au concert. On ne peut regretter qu’une chose, c’est le manque de passages au violoncelle de la part de Kanon Wakeshima pour certains morceaux de chansons. La bande son est omniprésente dans ses concerts étant donné qu’il n’est pas évident pour elle de jouer du violoncelle, de chanter et d’être proche de son public en même temps. Néanmoins, Kanon Wakeshima a réussi à marier l’ensemble parfaitement dans un chant précis et juste. Nous n’avons désormais plus qu’à espérer qu’elle revienne vite en Europe pour un concert plus long et avec de nouvelles chansons.

Setlist Kanon Wakeshima :
SE – Sweet ticket
Still Doll
--MC--
Suna no Oshiro
Kuroi torikago
Shinku no Fatalism
--MC--
L'espoir ~Mahou no Akai Ito~
Ennui kibun!
--MC--
skip turn step♪
SE – Sweet dreams


Voilà, c'était la suite et fin des compte-rendus de ce festival, riche en diversité, et qui aura su attirer indéniablement l'attention du public durant ces quatre jours. Deux questions se posent maintenant : le festival aura-t'il une incidence sur le développement de la musique japonaise en France, et la barre sera-t'elle placée plus haute l'année prochaine ? Rendez-vous dans un an pour le savoir !


おわり (Fin)
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