Interview avec ASUKA

interview - 18.08.2009 00:00

Lors de Japan Expo, JaME s'est entretenu avec le groupe ASUKA

Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?
Kazuya Kujime : Je m’appelle Kazuya Kujime. Je joue d’un instrument qui s’appelle hichiriki (Ndlr : court hautbois à double anche en bambou) et du piano. Je travaille également dans un temple shintoïste.
Yoshimure Naoya : Je suis Yoshimure Naoya. Je joue d'une flûte qui s’appelle ryūteki (Ndlr : flûte traversière japonaise en bambou).
Naitô Asako : Je suis Naitô Asako. Je joue également du ryūteki, ainsi que du shō (Ndlr : orgue à bouche japonais) qui s’utilise dans les cérémonies shintoïstes. Je danse également avec Mami Hirosaki.
Mami Hirosaki : Mami Hirosaki, je danse, je chante et je joue du shō.


Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Kazuya Kujime : Yoshimure Naoya et moi sommes frères. Notre famille fait de la musique gagaku (Ndlr : C’est un genre de musique de cour traditionnelle japonaise comprenant des instruments, du chant et de la danse). Nous avons donc appris la musique depuis notre enfance.
Naitô Asako : Nous étions tous dans une université dédiée à la musique. J’ai donc rencontré, dans cette école, Kazuya Kujime et Yoshimure Naoya. Je jouais de la flûte occidentale à cette époque. Suite à ma rencontre avec eux, j’ai commencé à m’intéresser à la musique traditionnelle.
Mami Hirosaki : J’ai rencontré tout le monde à l’université. Je viens de Nara, ville très traditionnelle où il y a de la musique gagaku, ce qui m’a amenée à travailler sur ce genre avec eux.


Quel a été votre parcours musical avant de créer ASUKA ?
Kazuya Kujime : Avant de commencer ASUKA, je jouais du piano.
Yoshimure Naoya : J’adore la musique rock, je jouais de la guitare et de la batterie.
Naitô Asako : J’ai commencé par le piano, puis, au collège, j’en suis venue à jouer de la flûte.
Mami Hirosaki : J’ai également commencé à jouer du piano très petite, puis je me suis mise à la flûte. A l’université, j’ai commencé à chanter.


Pouvez-vous définir ce qu'est le « Progressive Gagaku » ?
Kazuya Kujime : Nous utilisons des instruments qui existaient déjà il y a 1400 ans. Ce sont donc des instruments très traditionnels, mais la musique est plus moderne. Nous souhaitons que ce mélange soit accepté par beaucoup de publics.


Comment vous est venue l'idée de mélanger la musique traditionnelle à des genres plus modernes ?
Kazuya Kujime : Je suis le compositeur, et je me sens inspiré par la musique occidentale utilisant de l’orgue, pour la musique religieuse mais aussi pour ce qui est plus moderne. Comme nous utilisons des instruments traditionnels, je voulais que ça soit plus facile pour les gens d’écouter notre musique en faisant ce mélange. Je pense en effet qu'il est plus aisé de nous accepter et nous apprécier de cette manière.


Vous avez collaboré avec Ryuichi Sakamoto, comment s'est passée la rencontre avec ce grand compositeur ?
Kazuya Kujime : Ryuichi Sakamoto a joué un morceau qui s’appelle Tong Poo avec Yellow Magic Orchestra. J’admirais ce morceau, nous avons réussi à prendre contact avec lui et une collaboration est née.


Leiji Matsumoto (Ndlr : créateur de la série Albator) a dessiné la pochette de votre prochain album. Comment avez-vous eu cette opportunité ?
Kazuya Kujime : Notre manager connaît personnellement Leiji Matsumoto.


Votre musique s'approche-t-elle de cet univers particulier de l'animation ?
Kazuya Kujime : Il y a des animes et des jeux vidéos qui traitent d’évènements historiques et les musiques sont très proches de ce que nous faisons.


Comment conciliez-vous votre vie au sein du sanctuaire avec le monde de la musique ?
Kazuya Kujime : Même au temple shintoïste, j’utilise mes instruments. Il n’y a donc pas vraiment de différence. Cependant, dans les concerts nous utilisons des effets sonores, contrairement au temple où nous nous servons seulement de nos instruments.


Certains de vos concerts ont même été diffusés à la télévision. Quel genre d'expérience cela a été pour vous ?
Kazuya Kujime : Avant, il n’y avait que la musique traditionnelle qui était connue. Passer à la télévision est un bon moyen pour nous de nous faire connaître.


Est-ce que vous souhaitez passer un message particulier grâce à votre musique ?
Kazuya Kujime : Nous exprimons la nature à travers elle, nous voulons par exemple montrer la beauté des quatre saisons. Ce sont des choses très appréciées au Japon.


Quels sont vos projets pour le futur ?
Kazuya Kujime : Au Japon ce sera bientôt la saison des festivals d’été. Chacun de nous va être occupé à jouer pour ces derniers.


Avez-vous un message pour nos lecteurs ?
Kazuya Kujime : Il peut paraître difficile de comprendre toute la culture japonaise à travers notre musique, mais je pense que ça peut être une occasion pour en découvrir une partie.


JaME remercie le groupe ASUKA ainsi que son manager et la traductrice de nous avoir accordé du temps pour réaliser cette interview.
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