MUCC à l'Elysée Montmartre

live report - 27.12.2009 00:00

Et Kyuutai fit parler la poudre

(NDLR : Avant toute chose, nous tenons à nous excuser car les photos de ce live report ne sont pas contractuelles et proviennent du Tuska Open Air qui s'est tenu en Finlande. Malgré notre accréditation photo, nous n'avons jamais eu de retour de validation de nos clichés, donc nous avons décidé de diffuser à la place des photos pour lesquelles nous avons eu les droits de diffusion.
Nous en profitons pour vous annoncer que les live reports reports de Strasbourg et de Bordeaux sont disponibles ici.

La rédaction de JaME
)



Live report

2005, 2006, 2007 et 2009. Mis à part durant l’année 2008 donc (oui je sais compter) les passages de MUCC sont coutumiers, et quasi annuellement ceux-ci passent donc en concert dans notre beau pays. Passés pour la dernière fois dans une Loco pleine à ras bord de monde, de bières et de poupées gonflables, ceux-ci reviennent cette année pour présenter leur nouvel album, Kyuutai, en choisissant de passer dans trois villes en France, et monopolisant le culte Elysée Montmartre pour la date parisienne.
L’intro du dernier album en date commence doucement. Sur les rythmes très lourds, les membres arrivent les uns après les autres. SATOchi, YUKKE, puis Miya qui, dès la musique arrêtée lance le riff de Hokou. La fosse entre en transe tandis que Tatsurou déboule en courant sur scène et alpague le public en français. Le ton est donné avec cette chanson résolument métalcore, qui s’enchaîne avec Hide & Seek et Ageha. La fosse ne se calme pas et headbangue à tout va sur ces compositions extrêmement heavy, sans autre but que celui de nous faire bouger avec violence.
Malheureusement le son est assez tangent dans la salle, excellent dans certaines parties et exécrable dans d’autres et le public n’aura pas forcément l’occasion de profiter pleinement du concert. Encore une fois, sortir couvert avec sa paire de boules Quies permet de profiter à 100% du concert. Mais ce n’est pas ça qui a l’air de gêner le public, véritablement en transe devant les chansons et le groupe, se déchaînant à grands coups de mosh et de pogos dans certaines parties de la salle, voire même volant au dessus du public en slam sur le rappel du groupe.
Il faut dire que la prestation du groupe est énergique et communicative. Visiblement heureux d’être là, le groupe se déchaîne avec classe durant tout le concert. Il faut dire aussi qu’entre les quatre ans séparant ce live du premier concert parisien, le groupe a effectué nombre de tournées avec des groupes américains comme les Guns N’ Roses ou encore Avenged Sevenfold. Et cela s’en ressent fortement dans le jeu des membres. Plus qu’en termes de composition plus massive et heavy qu’auparavant, l’influence se ressent en live, quand Miya n’hésite pas à se mettre au premier rang, prenant la pose lors des nombreux solos ponctuant les chansons de Libra et de Shion.
Car il faut bien le dire, malgré le talent de YUKKE à pondre d’excellentes lignes de basse et la force de frappe toujours plus impressionnante de SATOchi, les détracteurs des deux derniers albums ont eu tout ce qu’il fallait pour ne pas aimer le concert, axé en grande partie sur ceux-ci. Exit les chansons anciennes, mis à part une Bouzenjishitsu qui aura déchaîné la fosse et un jump ayant fait grimper l’échelle de Richter sur Ranchuu. Ici tout tourne autour du groupe à partir de Hoyouku, sa facette plus heavy, et moins sombre que par le passé. Mais d’excellentes surprises subsistent, comme la présence de la jazzy Saishuu Reissha, ou alors la puissance extrêmement touchante d’une OZ, sublimée par les vocalises extrêmement justes d’un Tatsurou de plus en plus convaincant dans ses lignes de chant. Malgré une voix défaillante et un état de santé loin d’être olympique, celui-ci a livré une prestation extrêmement enlevée et puissante. Même si le chanteur a toujours autant de mal avec les parties les plus aigües des chansons, celui-ci se donne à 100 %, gesticulant à droite à gauche de la scène tout en laissant sortir les notes de ses lèvres avec une étonnante justesse.
Les nouvelles chansons mettent d’ailleurs en exergue sa voix en poussant vraiment celle-ci en avant, sur des chansons comme Hide & Seek ou encore Ageha. Mais le concert ne fut pas parfait, loin de là et au rayon des critiques il faut noter que le groupe a beaucoup de mal à gérer tous les samples présents dans les deux derniers albums, tant et si bien que la musique perd un peu de puissance en live, à force de trop vouloir se caler sur ceux-ci. De plus certaines chansons donnent lieu à quelques jolis pains comme sur Ageha dont l’intro et le solo sont joués avec plusieurs fausses notes que tente de dissimuler Miya en gesticulant et prenant de nombreuses poses de guitar hero. Bref le groupe doit encore travailler pour continuer à évoluer avec grâce et réussite dans cette nouvelle brèche ouverte par Kyuutai.
2009 ou le passage d’un nouveau MUCC à Paris. De celui qui aura décontenancé bien des fans de la première heure. Elle est loin l’émotion des premiers disques, cette violence et cette tristesse. Le précédent passage à Paris était donc une transition charnière entre l’ancien et le nouveau MUCC. Car celui présenté devant nous n’a plus grand-chose à voir musicalement avec le précédent. Ceux qui s’attendaient à une setlist best-of n’en auront eu pour leur argent, mais force est de constater que la formation est désormais heureuse, pleine et entière, prenant un grand plaisir à jouer la musique qu’elle aime avec une bonhomie qui conquiert la salle. Ce qui fait penser que, si tant soit peu que l’on apprécie les deux derniers albums, la date de l’Elysée Montmartre fût un excellent concert.

Setlist :
-Kyutai- instrumental
Houkou
Hide&Seek
Ageha
Saishuu Ressha
Fukurou no Yurikago
FUZZ
OZ
Fuyuu
hanabi
Sora to Ito
Shiva
Bouzenjishitsu
Ranchuu

-ENCORE-

Flight
Libra
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