1830m d'AKB48

chronique - 29.09.2012 07:00

Chronique du dernier album du groupe mythique d'idoles.

1830 mètres en six ans. 1830 mètres, c’est la distance qui sépare le Don Quijote, immeuble d’Akihabara et surtout fief des AKB48, et le non moins célèbre Tokyo Dôme, dans lequel les filles ont donné une série de concerts fin août. Mais 1830 mètres, c’est également le nom de leur quatrième album studio, qui suit ainsi un Koko ni Ita Koto retardé l’année dernière suite à la catastrophe du 11 mars 2011.

Attardons-nous quelques instants sur la jaquette : sur un fond bleu, on retrouve les senbatsus, avec au centre bien évidemment Maeda Atsuko, qui signe ici sa dernière participation avec AKB48, en tenues blanches ou bleues. Petite merveille, le coffret contient également un DVD qui permet d’apprendre les chorégraphies des chansons, ainsi que toutes les options pour satisfaire le fan, à savoir un photobook, un poster pour certains chanceux et une photo d'une des filles !

Bref, intéressons-nous de plus près à ce qui fait l'intérêt de cet album : sa musique.
Le premier CD reprend tous les singles de l’année précédente, ainsi que quelques faces B et des morceaux promotionnels.
Cette année ayant vu les principes établis un peu bousculés, on retrouve des titres originaux comme Ue Kara Mariko avec sa composition hétéroclite (tournois de Janken oblige), ou GIVE ME FIVE qui lorgne du coté du girls band musical à la SCANDAL. Néanmoins, les filles de l’ombre et les kenkyusen (membres en formation) sont aussi mises à l’honneur, avec par exemple Romance Kakurenbô. On retrouve quelques faces B comme Anti ou Ôgon center, plus classique, qui par leur textes nous plongent dans le monde des idoles, l’envie de briller et d’être au centre de la scène, sans pour autant oublier les inconvénients que cela implique et les fameux « haters ». Mention d'ailleurs spéciale à Ôgon center qui utilise intelligemment les mix tout du long.
Cependant, le morceau qui sort du lot pour ce premier CD est First Rabbit avec son intro style boîte à musique, suivie d'accords de guitare électrique. Ce n’est d'ailleurs pas pour rien qu'elle ouvre non seulement l’album, mais sert également de bande son au documentaire produit cette année.

Pour la seconde partie, et donc le second CD, on passe sur des chansons plus originales et assez variées. On trouve des morceaux électro, comme Hate ou Plastic no Kuchibiru, des ballades au piano - citons Omoide no Hotondo interprétée par le duo Maeda Atsuko - Takahashi Minami et Daiji na Jikan -, ainsi que des titres plus rock, avec par exemple Scandalous ni Ikō de Yuko Oshima et Kojima Haruna. Akimoto Yasushi a par ailleurs réussi à ravir les fans en offrant des duos atypiques interprétant des morceaux sucrés et pétillants.
L’album se termine en beauté en clôturant un chapitre de l’histoire des AKB48 avec la version solo de Sakura no Hanabiratachi par Maeda Atsuko, premier single du groupe, rebaptisé pour l’occasion Sakura no Hanabira.

Pour conclure, ce 1830m est à l’image de sa destination, plein de surprises, rempli d’émotion et de nostalgie.
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