Kings - Kings

chronique - 26.11.2012 06:00

Ce que le Japon peut nous offrir de meilleur.

Formé en 1994, Kings se démarque tout d'abord grâce à un line up de qualité : Shuichi Aoki de Night Hawks au chant, Luke Takamura de l'illustre SEIKIMA II à la guitare, Satoshi Miyawaki de 44 Magnum et collaborateur de hide à la batterie, et l'excellent bassiste d'X et Loudness, le cowboy glameux à la phalange manquante, j'ai bien sûr nommé Taiji. En résumé, ce sont quatre musiciens ayant déjà marqué le milieu du rock et du métal nippon qui s'engagent ici dans l'aventure d'un album unique.

Le mélange de quatre talents :

Cette histoire commence avec Break Down qui introduit ce que sera, durant une heure, le résultat d'un dialogue entre quatre musiciens expérimentés. Les éléments sont simplistes : des riffs mélodiques ou brutaux auxquels viennent s'ajouter une voix puissante et une rythmique sobre, comme sur Praying for the Dying. Ainsi, l'ensemble semble instinctif et la recette tient en place.

Et la symbiose ne s'arrête pas là, lorsque le groupe calme le jeu, sur The Gate of your Soul ou Misty Eyes, la voix de Shuichi Aoki impose un rythme répétitif. Le chanteur entraîne les trois musiciens tantôt dans une ambiance de far west perdu, tantôt dans celle d'un vieux saloon où règne une torpeur envoûtante.

Un album porteur d'un message :

Avec cette recette, le groupe joue en terrain connu. Cet aspect de sa musique donne à des titres puissants et porteurs de messages fédérateurs, comme Stand Up to the World ou le plus calme 1989 for 1994, la forme d'un témoignage. En effet, avec une composition accessible et efficace, l'album prend la forme d'un album témoin, il est le modèle d'un bon hard rock, simple, sobre et semble donner le relais aux générations suivantes.

Des influences américaines :

Kings ne renie pas ses influences américaines et on croirait parfois entendre un mélange entre l'énergie de KISS et l'ambiance stoner de Kyuss et de Karma to Burn au détour d'un refrain, comme sur l'excellent Hard-Pressed City. Le groupe tire le meilleur de ce mariage, une musique vive, un chant en anglais maîtrisé, des refrains explosifs et un charisme bien sympathique.


Kings est l'exemple d'un groupe et d'un album complets, alternant compositions énergiques et d'autres plus calmes. La formation nous offre ainsi, en usant du talent des quatre musiciens, une musique efficace, fédératrice et entraînante.
Cet opus unique peut se voir comme la synthèse de ce que le Japon peut offrir de meilleur en hard rock. Il reste néanmoins peu connu, comme une perle rare offrant ses enseignements à qui voudra bien s'y plonger.
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