DAIZYSTRIPPER - HUMALOID

chronique - 08.03.2013 06:00

Le deuxième mini-album du groupe a vu le jour lors du mois d’août de l’année 2012.

Après sa première apparition dans notre pays lors de Japan Expo 2012 avec deux showcases et plusieurs séances de dédicaces, le groupe sort son deuxième mini-album intitulé HUMALOID, contenant six nouvelles compositions. La jaquette, emplie de couleurs vives, accroche directement le regard, tandis que les détails nous apparaissent petit à petit. Le titre, à résonance futuriste, nous laisse présager un son plus électro et peut-être des choses plus originales auxquelles la formation ne nous avait pas habitués. De plus, le doux mélange de sobriété et d’élégance sur la pochette ne peut que nous donner envie d’écouter ces quelques pistes.

Coutumiers de la faible place accordée à la langue de Shakespeare dans ses compositions, le groupe surprend dès le démarrage avec 1999. Majoritairement chantée en anglais, Yuugiri nous montre qu’avec de l’entraînement, l’anglais n’est pas un problème pour lui et nous offre un morceau original, qui s’accorde parfaitement avec le nom de l’opus. Dès l’entrée, un son plus électro, voire synthétique, nous fait tendre l’oreille et peut nous entraîner vers un univers robotisé, auquel se superposent une basse et une batterie très marquées, ajoutant un aspect sombre à la composition. On notera, par ailleurs, la concordance entre le titre 1999 et le passage à l’an 2000 dont il est question dans les paroles.

L’album enchaîne alors avec la chanson phare, Kanojo Wa Emerald, qui a d’ailleurs fait l’objet d’un clip et qui avait été chantée en avant-première lors du concert à Shibuya pour le cinquième anniversaire du groupe. L’ambiance s’adoucit tout de suite avec un son plus tendre malgré la nette place accordée aux deux guitaristes. On revient ici à une formule qui a fait le succès du quintette : paroles douces emplies d’émotion, rythme entraînant et entêtant, et léger solo de guitare. Toutefois, la chanson ne décolle pas, restant pendant presque quatre minutes sur le même tempo.

Il en est de même avec les deux prochaines pistes, Paradise Lost et Tokyo Horizon –Night and Day-, qui suivent la même tendance, des paroles douces et un rythme qui ne surprendra pas les fans de longue date ; même si Tokyo Horizon –Night and Day- nous apparaît comme la plus travaillée des trois. Malgré tout, on regrette les fois où Yuugiri nous faisait frissonner avec ses capacités vocales aussi bien dans les sons les plus graves que dans ceux plus aigus.

La cinquième piste, Club Killing, vient à nouveau surprendre notre oreille. Les sons plus électro, agressifs et sombres sont de retour, et tendent vers une composition aboutie où l’on ressent une envie de se tourner vers quelque chose de plus original : une batterie présente, des riffs de guitares, des paroles – certes redondantes – mais entêtantes, un rythme à faire bouger une foule, et qui trouvera sûrement sa place en live. On retrouve là une correspondance avec le titre de l’album ainsi que la première chanson. On peut d’ailleurs noter un petit côté jazzy à la composition qui redonne envie de continuer cet album.

Reincarnation, sixième et dernière piste, est une véritable bouffée d’air frais dans cet opus en demi-teinte. Dès les premières secondes, l’ambiance est posée : un rythme qui se veut endiabler, des riffs de guitares beaucoup plus présents. Mayu et Nao nous montrent leurs qualités de guitaristes, alors que l’on sent que Kazami s’éclate derrière sa batterie. D’ailleurs, les chœurs ne le contredisent pas. Arrive le refrain où l’on retrouve un Yuugiri qui fait une démonstration de ses talents. Un chant rapide frôlant avec le rap, tout ce qu’il fallait à cette piste. Les guitares reviennent nous accrocher les oreilles, élégamment complétées par quelques notes à la basse qui trouvent parfaitement leur place.

Malgré trois pistes que l’on pourrait presque penser bâclées et qui ne surprendront personne tant leurs sonorités se ressemblent et semblent être du réchauffé, les trois autres compositions démontrent une véritable envie de casser avec l’image peut-être trop lisse du groupe, et rejoint un de ses précédent album, SIREN. Avec cet opus, les DaizyStripper nous séduisent par leur capacité à varier leurs mélodies, malgré l’ombre de la facilité qui reste présente.
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